Ascenseur émotionnel

Ascenseur émotionnel

Bonjour belle âme,

La vie est jalonnée de hauts et de bas, et il n’est pas toujours évident de traverser les tempêtes sans subir de dégâts émotionnels. Alors aujourd’hui j’ai envie de te parler de mes astuces pour cultiver paix et optimisme dans les moments de troubles.


Du désespoir à la paix

Souvent, lorsqu’une situation n’est pas le reflet de ce que j’aimerais vivre dans l’idéal, et que je trime à la faire évoluer, je peux être envahie par un sentiment de désespoir et d’abattement qui me donne simplement envie d’abandonner la situation en friche, et de fuir vers d’autres horizons.

Lorsque je reconnais cette émotion, je prend le temps de respirer et de me poser avec elle. J’observe les sensations dans mon corps: Ça peut être un engourdissement, un sentiment de poids qui se localise dans certaines parties (comme les épaules, le ventre, la tête…). J’écoute l’expression physique de l’émotion, tout en restant ancrée par ma respiration naturelle et spontanée dans l’instant.
Puis je personnifie cette émotion, je l’imagine comme un personnage distinct que je ressens en moi, mais qui n’est pas « moi ». A ce moment, « moi », je suis simplement le témoin attentif de la présence de ce personnage. Il peut avoir mes traits, ou être une caricature de l’émotion qui se présente.

Dans le cas du désespoir, j’imagine souvent spontanément l’image de moi adolescente (car j’étais souvent en proie au désespoir à cette époque) avec un nuage bleu-obscur tout autour du corps.

Mon émotion du désespoir a souvent cette tête là

Une fois que je vois et ressens le personnage, je vais entrer en empathie avec et lui demander ce qu’il se passe.

« Je vois que tu es abattu.e et désespéré.e, que se passe-t-il?

– Ce projet n’avance pas, c’est une catastrophe… Je ne m’en sortirais jamais…

– Qu’est-ce que ça t’apporterait de finaliser ce projet?

– Et bien si je finis ce projet je vais enfin avoir un espace pour pratiquer ce que j’aime le plus au monde : accompagner des belles âmes vers plus de bien-être et d’épanouissement, mais aussi dessiner, peindre, enregistrer de la musique, avoir de la place pour danser…

– Je vois, finir ce projet te permettrait de t’accomplir plus pleinement.

– Oui… Mais c’est sans fin, j’ai beau avancer un peu tous les jours, ça me fatigue et j’ai peur de manquer des opportunités de me réaliser, à force d’attendre la fin de ce projet!

– Je vois, tu es fatiguée de donner de ton énergie à faire avancer ce projet. Tu aimerais employer ton énergie à faire tout de suite ce que tu aimes, tu as peur de perdre de ton temps et de manquer des occasions de te réaliser.

– Oui…

– Ces autres occasions de te réaliser, elles t’apportent quoi?

– De la joie, du plaisir…

– Ok… Donc si j’ai bien compris, d’un côté tu as besoin de ressentir du plaisir et de la joie à t’accomplir au travers des activités que tu aimes. Et ça te rend triste et abattue de ne pas y accorder autant d’énergie que tu le voudrais, ces derniers temps.

Et de l’autre coté, tu t’es lancé dans ce projet de réaménagement de ton espace de vie pour pouvoir disposer de plus de place pour réaliser ce que tu aimes, parce qu’en temps normal c’est un peu laborieux de faire ce que tu aimes dans un espace encombré. Mais le désencombrement est un long processus et tu désespères de ne pas voir les choses avancer aussi vite que tu le souhaiterais.

– Oui. »

A ce moment du dialogue, quelque chose en moi s’apaise.

Mon personnage s’est senti rejoint dans son émotion, et j’ai pu comprendre ses besoins grâce à son aide, et grâce à la pratique de l’écoute active des émotions et des besoins que je cultive depuis quelques temps (dans ma vie intime comme lorsque j’accompagne des client.e.s).

A présent, je me sens apaisée, et je perçois clairement les besoins en moi qui ne sont pas nourris. Dans cet exemple (tiré de ma situation actuelle), les besoins dominants sont : Réalisation de soi et plaisir.

Mes stratégies pour nourrir ces besoins sont d’une part, faire ce que j’aime (dessiner, accompagner des personnes, danser, chanter…) et de l’autre, réaménager mon espace de vie pour pouvoir faire encore plus ce que j’aime! (En recevant mes consultations à domicile, en ayant un espace dégagé pour installer et étaler mon matériel d’art, pour danser plus librement…).

Je trouve ces stratégies pertinentes, ce qui posait problème était le déséquilibre en terme de temps et d’investissement que j’accordais à chacune de ces stratégies.

J’ai effectivement beaucoup privilégié l’avancement du projet de réaménagement, et mis un peu de côté mes temps de créations. Mon émotion était là pour me rappeler que ces temps de créations me sont très précieux, et comme une plante dans mon jardin intérieur, je peux les entretenir pour m’épanouir.

Sans conscience, je peux passer à côté des besoins de la Vie en moi, et ignorer les causes de mes insatisfactions et de mes maux

Optimisme

Ayant en main toutes les clés pour contribuer à plus de bien-être dans mon présent, je déploie ma créativité pour satisfaire les besoins de mon âme: Comment puis-je équilibrer mon temps de réaménagement et mon temps de création?

J’élabore mon petit planning, tout en restant à l’écoute de signaux émotionnels qui pourraient témoigner d’un besoin/personnage insatisfait par mon planning tout neuf.

Et si une émotion, un personnage se présente : je réitère le processus!

Alors oui, ça peut sembler un peu long ou laborieux. Surtout quand on n’a pas l’habitude d’entrer en relation avec soi. Cependant, je trouve que de nier ou subir ses émotions est finalement encore plus long et laborieux, et qui plus est, la situation n’avance pas forcément!

Pour l’anecdote : Le fait de m’être posée pour écrire cet article sur mon expérience directe, c’est une façon pour moi de créer. Et du coup, à cet instant, je me sens en joie, car j’ai eu beaucoup de plaisir à rédiger ces mots, et je ne regrette pas d’avoir prit plus d’une heure pour faire cela plutôt que de faire de l’aménagement! Maintenant que j’ai prit du plaisir et accomplit ma petite création, l’idée de reprendre le projet de réaménagement me procure un élan d’enthousiasme et de fraîcheur!

Voilà pourquoi je préfère privilégier l’écologie intérieure, et d’ailleurs, il y a aussi d’autres formes et moyens de rentrer en relation avec soi! (Avec lesquelles je suis toutefois moins familière, donc éclaire-moi si tu connais d’autres techniques! 😉 ) Celle que j’utilise est ma favorite, elle allie la pratique de la méditation pleine conscience, de l’imaginaire (visualisation créatrice) et de la communication nonviolente.

Et toi, belle âme, comment tu fais pour entrer en relation avec tes émotions, et vivre les ascenseurs émotionnels?

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